Les qualités d’une « strong » entrepreneuse

Les qualités d’une « strong » entrepreneuse

« On ne nait pas entrepreneur mais on le devient », cette célèbre citation de Simone de Beauvoir met en évidence le caractère acquis des qualités pour devenir une entrepreneuse ou encore mieux une ‘strong’ entrepreneuse. Au nombre de ses qualités, on pourrait noter :

Créativité

La première des qualités d’une ‘strong’ entrepreneuse est tout d’abord la créativité, et ce d’autant plus qu’un entrepreneur ne saurait réussir qu’en s’inscrivant dans une « logique de destruction créatrice » en apportant des solutions pour résoudre des besoins. C’est même le trait de personnalité qui ressort le plus clairement comme facteur de réussite en entrepreneuriat. La prise de risque, le leadership, la communication et la confiance en soi font pâle figure comparés à la créativité. La capacité de voir les choses sous un angle différent, l’inventivité, l’imagination font partie de l’ADN de la ‘strong’ entrepreneuse.


Aptitudes dans la vente et le réseautage

Avoir une idée novatrice n’a de valeur que si et seulement l’on arrive à la « vendre » c’est-à-dire à rendre sa valeur ajouté perceptible par tous ou du moins par ses potentiels bénéficiaires. De même, l’habileté à développer leur réseau de contacts est quelque chose que les femmes considèrent comme un facteur critique de succès qu’il faut apprendre à maitriser et à aimer faire. De pair avec le « networking » viennent les habiletés à vendre leurs produits, leurs idées, leur entreprise, leur image.


Savoir créer la différence

Une autre des qualités des ‘strong’ entrepreneuses n'est pas seulement de faire le plus gros chiffre d'affaires, mais aussi de "créer la différence" tout en apportant une solution novatrice. C'est ainsi qu'elles peuvent plus facilement faire adhérer les différents partenaires et collaborateurs au projet, la cohésion se fait de manière plus naturelle. Il en va de même pour les négociations, là où un homme aura tendance à s'imposer dès le début des discussions, une femme prendra plus le temps de convaincre son auditoire.


Aptitudes à concilier famille-travail

L’essence même de la vie de beaucoup de femmes : la nécessité de concilier le travail et la famille. Si cette réalité peut paraître étrangère chez certaines, elle demeure incontournable chez la grande majorité d’entre elles qui doivent concilier passion de travail et vie de famille. L’émergence du Mampreneuriat permet aujourd’hui de démontrer que la vie de famille, loin d’être un handicap, peut être un atout substantiel à l’entrepreneuriat. De nos jours, la réussite des entrepreneuses dépend largement de leurs aptitudes à concilier famille et travail, et à adopter une approche de management plus familiale, axée sur la bienveillance et l'écoute.


La polyvalence

Souvent citée comme une des principales qualités des femmes, la polyvalence permet à l’entrepreneuse d’être sur tous les fronts en gérant plusieurs tâches et plusieurs projets à la fois. Dans le livre « The End of men » de la journaliste américaine Hanna Rosin, un début de réponse est apporté sur l’origine de cette polyvalence : la désindustrialisation a eu pour conséquence d’engendrer un fort taux de chômage chez les hommes, qui avaient alors peu de compétences en dehors du milieu industriel et qui, par conséquent, ont eu du mal à rebondir.

Les femmes se sont donc émancipées en faisant preuve d’assiduité et de polyvalence : il leur fallait à la fois apprendre un nouveau métier et gérer le foyer. Ce qui a commencé comme une nécessité s’est transformé en révolution de la condition féminine. À la clé : les femmes ont acquis et transmis de génération en génération des valeurs de polyvalence, de travail et de sérieux.


Savoir mûrir la réflexion

Les femmes se lancent rarement dans un projet d’entreprise tête baissée. Les barrières auxquelles elles se heurtent les poussent au contraire à réfléchir et à faire mûrir le projet plus longtemps. C’est bien souvent lors d’un congé de maternité notamment pour les mampreneurs qu’elles prennent le temps de peaufiner leur idée et de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

Le phénomène du plafond de verre est une réalité qui pousse également des femmes à – enfin – créer leur entreprise. Il s’agit d’un phénomène bien connu : une fois la trentaine passée, les femmes en poste sont souvent vues comme « instables » en raison de la probabilité qu’un congé maternité vienne interrompre leur carrière prochainement, avec par la suite des demandes éventuelles d’horaires plus flexibles et mieux adaptés à leur vie familiale. Ce qui les empêche d’évoluer au même rythme que leurs homologues masculins. Ce sentiment de « stagnation » est un moteur pour les entrepreneuses qui n’auraient pas encore osé franchir le pas.


Savoir s’adapter

Face aux échecs ou aux refus, les femmes ont également une meilleure capacité d’adaptation. Et il s’agit là d’une qualité essentielle aux créateurs d’entreprises qui doivent régulièrement repenser leur concept dans sa phase de développement.


S’inspirer de modèles de réussite

Last but not the least, une ‘strong’ entrepreneuse se doit également d’avoir des modèles féminins de réussite entrepreneuriale. Il est d’autant plus important d’avoir des modèles de même sexe pour davantage s’identifier. Et, comme les femmes se lancent depuis relativement peu de temps dans l’entrepreneuriat, elles n’ont généralement pas connaissance des modèles à suivre. Ces derniers sont des personnes qui, par leur attitude, leur comportement et leurs actes, déterminent, pour un individu donné, la désirabilité et la crédibilité d’un choix (dans le cas présent, celui de se lancer dans l’entrepreneuriat). En outre, l’influence de ces modèles est liée au genre.

En effet, un individu sera davantage influencé, dans ses aspirations et ses choix, par quelqu’un du même sexe que lui. Ce résultat a été observé dans différents pays et se vérifie quelle que soit la méthode utilisée.